lundi, décembre 12 2016

Permanences

Depuis 1 mois, il y a des permanences tous les lundis vers 16h-16H30 au Jardin, et le jeudi vers 15h! Bienvenue aux nouveaux/nouvelles et aux ancien-nes, pour jardiner, discuter, se rencontrer ou se revoir, ranger ou bricoler!

Plantage d’ails et tout et tout. Come on!

jeudi, novembre 17 2016

France 3, ou l'information sortie droit du compost (mais pas du notre)

Ajout du 19 novembre à 8H15 : L’article a enfin été corrigé avec un erratum. Vous trouverez plus d’informations sur l’action en question sur Indymedia Grenoble (Tor) que sur le site de France 3 ou celui du Daubé.


Ajout du 18 novembre à 10H15 : la stagiaire ou son maître de stage viennent de corriger partiellement l’article incriminé, mais d’autres aussi importantes demeurent en place (alors qu’il ne contient que sept lignes). Une sauvegarde de l’article d’origine peut cependant être trouvée au bas de ce texte.

Bien qu’elle lise notre site internet suffisamment régulièrement pour se mettre un peu à jour, l’auteur·e n’a toujours pas essayé de nous contacter pour avoir notre version de faits qu’ils nous imputent pourtant à tort. Beau travail de recherche d’informations de leur part.


Aujourd’hui, dix-sept novembre, France 3 nous fait l’honneur d’une page de publicité gratuite, et pour ceci, on les remercie.

Problème : les informations que donnent cet article sont fausses.

Manque de chance, la journaliste mandatée pour rédiger l’article devait être une stagiaire de troisième qui n’a pas encore appris à recouper ses sources, et qui s’est probablement entièrement fiée à une communication trop rapidement rédigée de l’UGA[1].

Ainsi elle titre son article, probablement fruit d’un long travail d’investigation et de recherches contradictoires (elle donne le lien vers notre site, mais n’a pas pris la peine de nous contacter), « Action anarchiste dans un restaurant universitaire de Grenoble pour réclamer la gratuité des repas ».

Contrairement à ce qui est annoncé, les Jardins d’Utopie ne sont pas un « groupe anarchiste » mais un collectif de gens préoccupés par la diffusion de savoirs et de pratiques maraîchères et manuelles au milieu du campus, issu des luttes contre le CPE de 2006. Les Jardins d’Utopie, c’est aussi et avant tout un lieu, avant même d’être un collectif.

Si certains des membres de notre groupe peuvent en effet se réclamer de l’anarchisme, ce positionnement est individuel et ne devient pas forcément celui du collectif en tant que tel.

L’action de ce dix-sept novembre au restaurant universitaire n’était donc pas organisée par les Jardins d’Utopie. Certainement pas plus qu’elle n’était organisée uniquement par des membre des Jardins d’Utopie (loin de là), ni même exclusivement par des anarchistes, qu’ils se revendiquent ainsi ou qu’ils soient étiquetés comme tels par d’autres (nous aussi, comme la stagiaire, on a nos sources qu’on ne citera pas)[2].

anarconcombre.jpg

C’est la deuxième fois ce mois-ci que la confusion est ainsi faite entre les Jardins d’Utopie et d’autres actions solidaires montées par divers groupes d’étudiants.

La première venait de Bénédicte Corvaisier, Directrice Générale des Services de la COMUE, qui semblait bien s’emmêler les pinceaux entre la Tambrouille, un repas partagé sur le campus, et les jardins d’Utopie. Une réponse lui a déjà été faite plus bas.

Est-ce elle qui n’aurait pas reçu notre courriel, avant de dicter son article donner sa version des faits à la stagiaire de France 3 ?[3][4]

En tout cas, nous, on préfère largement les articles que France 3 faisait sur les Jardins d’Utopie il y a deux ans.

screenshot-france3-regions.francetvinfo.fr-2016-11-17-22-27-09.jpg

Sauvegarde de l’article sur archive.org.

Tout ceci nous fait rire. Beaucoup.

Mais nous interroge aussi : la COMUE[5] tient-elle vraiment à relancer son jeu de la diabolisation (« Bouh, les méchants anarchistes avec un couteau entre les dents ») et du déshonneur par association, dignes de la fin du dix-neuvième siècle, afin de pouvoir enfin venir à bout de notre petit bout de potager ?

Ou bien la journaliste veut-elle juste augmenter le nombre de page vues de ses articles avec des mots clés croustillants ?

Ou bien un peu des deux ?

Nous, on veut faire le pari de l’intelligence, et croire que ceci nuira encore un peu plus au journalisme de merde, aux manipulateurs de médias, voire au deux.

On n’est jamais trop optimistes.

En tout cas, merci pour cette publicité inespérée vers notre site, et qui nous donne l’occasion de dire les choses clairement. À quand la prochaine ?

Ci-dessous, une capture d’écran de ce fameux article de France 3 tel qu’il a pu être publié, ainsi qu’un lien vers une sauvegarde de la page.

screenshot-france3-regions.francetvinfo.fr-2016-11-17-21-58-05.jpg

Sauvegarde de l’article sur archive.org.

Notes

[1] Après recherche, cette étudiante est tout juste sortie de la Sorbonne. Elle n’a semble-t-il pas encore perdu la bonne habitude prise pour obtenir son diplôme d’abandonner tout sens critique face à la police et à la direction d’une université. C’est l’Autorité, vous comprenez.

[2] En fait, on a appris après coup que quelques jardiniers étaient en effet à proximité du lieu de l’action, mais un peu plus tard… et à peu près en même temps que l’arrivée de la police.

[3] Veuillez ici noter que, contrairement à la stagiaire de France 3, nous sommes ici capables d’exprimer le conditionnel sur nos simples supputations

[4] D’après la mise à jour de l’article de France 3, ces informations ont en fait été dictée par le commissariat de Grenoble. Moralité : il ne faut pas compter sur la police pour faire passer des informations fiables. Anarchistes ou pas, on s’en serait douté.

[5] Et le comissariat de police, si l’on en croit les mises à jour de l’article de France 3.

La Tambrouille embrouille la COMUE !

Bonjour !

Nous avons un peu plus d’énergie à mettre dans la communication ces jours-ci, et nous allons répondre plus assidûment aux mails que vous nous envoyez !

Dans les mails reçus, deux concernent non pas les jardins, mais La Tambrouille, cette cantine qui sert entre une centaine de repas vegans gratuits tous les lundis midis depuis début septembre, avec un peu de zic et beaucoup de bonne humeur !

Certes, La Tambrouille se trouve à une minute des Jardins d’Utopie, mais elle n’est pas organisée par le collectif des jardinier·e·s.

Néanmoins, la fac nous rappelle que servir à manger, hors de l’espace marchand et dégoûtant de la bouffe vendue sur le campus, c’est mal. Et c’est interdit, parce que dangereux.

Pire, la COMUE a fait venir le service hygiène de la ville pour menacer la Tambrouille, il y a deux semaines. Elle menace de faire venir la police si la cantine continue, et c’est pourquoi la Tambrouille appelle à être nombreu-ses dès dimanche six pour cuisiner, et lundi sept novembre à midi, pour festoyer tou·te·s ensemble :

« Copain, copine, garde la pêche et la banane, rejoins nous lundi midi (sept novembre) pour partager un gros repas et pique-niquer (avec) la police ! ».

Ci-dessous, une copie des courriels échangés avec la DGS (Directrice Générale des Services) de la COMUE :


Bénédicte CORVAISIER <dgs-communaute@univ-grenoble-alpes.fr> a écrit (le 19 octobre 2016 puis le 4 novembre 2016) :

Bonjour,

Nous avons constaté l’installation récurrente d’un lieu improvisé de restauration, à proximité de la station bibliothèques universitaires. Cette installation appelle de notre part les remarques suivantes :
- La distribution de produits alimentaires transformés est soumise à une réglementation et à des normes afin d’en garantir la sécurité alimentaire et donc soumise à autorisation.
- L’occupation de l’espace public est également soumise à autorisation afin d’en garantir la bonne gestion dans l’intérêt commun.
- Enfin, l’espace sur lequel vous vous êtes installés est un espace piéton, conçu et dimensionné en tant que tel, et non pour la circulation et le stationnement automobiles.

En conséquence, je vous remercie de bien vouloir mettre fin à cette activité. Vous avez cependant la possibilité de nous en faire la demande, demande que nous examinerons en relation avec les différents services compétents.

Nous vous remercions de votre compréhension et vous présentons nos cordiales salutations,

Bénédicte CORVAISIER
Directrice générale des services
Communauté Université Grenoble Alpes


Jardins d’Utopie <jardins-utopie@gresille.org> a écrit (le 5 novembre 2016) :

Bonjour,

Tout d’abord, nous sommes heureux de constater l’importance que vous nous accordez.

Ce premier point étant posé, nous ne comprenons pas pourquoi vous nous contactez.

Si une communication est faite sur le repas dit « La Tambrouille » sur le site des Jardins d’Utopie, cela ne signifie pas que le collectif en est l’« organisateur » ou le « responsable ».

Vous constaterez d’ailleurs par vous-même que la communication sur ce repas partagé n’est par faite exclusivement sur le site des Jardins d’Utopie, qui n’en est qu’un relais parmi d’autres.

D’autre part, s’il vous semble que des individu.e.s peuvent participer aussi bien aux Jardins d’Utopie qu’aux repas partagés, quoi de plus normal ? Nous sommes les uns et les autres au milieu du campus, comme des milliers d’autres étudiant.e.s, et il nous arrive de partager les mêmes les espaces et les discussions.

Ce second point étant aussi posé, nous nous réjouissons que de nombreux étudiants organisent les espaces d’une vie chaleureuse et non marchande sur le campus.

Nous aussi, nous vous remercions de votre compréhension et vous présentons nos cordiales salutations.

Des bisous,
Des jardinier·e·s.

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mercredi, novembre 9 2016

Changement de lieux pour les récup de pain

Un étudiant nous a informé que les récup’ de pain ne se font plus aux Jardins, mais devant la cité universitaire Gabriel Fauré.

Le rendez-vous est donc là bas et la distribution se font dont là-bas à partir de dix-neuf heures dix. Participations bienvenues !

mardi, novembre 8 2016

Les cafés paysans, une fois par mois à Grenoble!

Ce soir, mardi 08 novembre 20h00

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